A Bakou, le ministre Dawaleh met en garde contre les effets sécuritaires du changement climatique
S’exprimant à Bakou, en Azerbaïdjan, lors d’une table ronde ministérielle consacrée à la résilience dans la Corne de l’Afrique organisée en marge des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), le ministre a estimé que le dérèglement climatique constituait désormais un « puissant facteur aggravant des menaces » auxquelles sont confrontés les pays de la région.
« Le changement climatique agit comme un puissant facteur aggravant des menaces dans la Corne de l’Afrique, en exacerbant considérablement des vulnérabilités déjà existantes telles que l’insécurité alimentaire, la fragilité économique et la compétition pour l’accès aux ressources », a-t-il déclaré.
Selon lui, l’accumulation de ces facteurs risque d’alimenter davantage l’instabilité régionale si les Etats concernés et leurs partenaires internationaux ne renforcent pas leur coopération.


« A moins d’agir collectivement, avec sagesse, solidarité et détermination, cette convergence de facteurs risque d’entraîner une aggravation de l’instabilité, des mouvements migratoires accrus et une multiplication des conflits dans la région », a averti M. Dawaleh.
La Corne de l’Afrique, qui regroupe notamment Djibouti, l’Ethiopie, la Somalie, le Soudan, le Soudan du Sud et l’Erythrée, figure parmi les régions les plus exposées aux effets du changement climatique. Les épisodes récurrents de sécheresse, les inondations extrêmes et la dégradation des terres y fragilisent les moyens de subsistance de millions de personnes, selon les organisations internationales.
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