Au nord de Djibouti, la discrète échappée de Ditilou
Source: ADI
4TADJOURAH, 4 janvier 2025 (ADI) - Le chemin devient très pentu, la poussière s’efface peu à peu, et soudain l’air change. Plus frais. Plus dense aussi. Accroché aux flancs du massif du Goda, Ditilou apparaît comme une parenthèse inattendue dans un pays souvent résumé à l’aridité. Autour du campement de Baragoïta Saïd, ingénieur agronome et passionné de terroir, la végétation surprend. Forêts d’altitude, pentes verdoyantes, silence épais. Rien de spectaculaire, pas de décor fabriqué. Juste cette sensation persistante d’avoir quitté le bruit du monde. « On vient ici pour ralentir, respirer », glisse un guide croisé sur le sentier. Le mot sonne juste.
TADJOURAH, 4 janvier 2025 (ADI) - Le chemin devient très pentu, la poussière s’efface peu à peu, et soudain l’air change. Plus frais. Plus dense aussi.
Le mot sonne juste.
Une vingtaine de huttes traditionnelles, aux sols de pierre, s’étagent sur la pente. Le campement épouse le relief sans jamais le contraindre. L’entretien est soigné, presque minutieux. L’isolement, lui, est total... et pleinement assumé.
A la tombée du jour, on dîne dehors. Les conversations baissent d’un ton. Petit déjeuner copieux au réveil, repas préparés avec attention, sanitaires propres, régulièrement salués par les visiteurs... Le confort est là, sans artifice. Parfois, les singes verts observent la scène à distance, silhouettes furtives dans les arbres.
A Ditilou, le luxe n’est pas ce que l’on ajoute, mais ce que l’on accepte de laisser derrière soi.
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