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Djibouti renforce son engagement en faveur de la ratification et de la domestication du Protocole de l’IGAD sur la transhumance

Par Abdel | 07 octobre 2026
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Djibouti renforce son engagement en faveur de la ratification et de la domestication du Protocole de l’IGAD sur la transhumance
ARTA, 7 octobre 2026 (#ADI) - La République de Djibouti a réaffirmé son engagement en faveur de la ratification et de la domestication du Protocole de l’IGAD sur la transhumance lors d’une réunion consacrée à cet instrument régional, organisée les 6 et 7 octobre à Arta.

La rencontre réunit des membres de l’Assemblée nationale, des représentants des ministères concernés, des experts techniques ainsi que des partenaires au développement autour des enjeux liés à la mobilité pastorale transfrontalière et au processus national de ratification du Protocole. Le pastoralisme, un pilier des moyens de subsistance. Ouvrant les travaux, M. Ibrahim Elmi Mohamed, Secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Eau, de la Pêche, de l’Élevage et des Ressources halieutiques et marines, a souligné l’importance stratégique du pastoralisme pour le pays et pour les communautés rurales. Il a rappelé que, dans les zones arides et semi-arides de Djibouti, la mobilité pastorale constitue un élément essentiel des moyens de subsistance de nombreux ménages. Elle contribue notamment à la sécurité alimentaire, à la résilience des communautés et au maintien de la cohésion sociale. « Le pastoralisme représente le cœur même du mode de vie socio-économique et culturel. Face aux défis liés à la transhumance, notamment le changement climatique, les sécheresses prolongées, la rareté de l’eau et la dégradation des pâturages, le Protocole constitue un outil essentiel pour relever ces défis et renforcer le système pastoral national », a souligné M. Ibrahim Elmi Mohamed. Toutefois, les effets du changement climatique, les sécheresses prolongées, la raréfaction des ressources en eau et la dégradation des pâturages contraignent de plus en plus les éleveurs à parcourir de longues distances à la recherche de pâturages et de points d’eau, franchissant régulièrement les frontières administratives et nationales.  Un cadre régional pour une mobilité pastorale sûre et ordonnée

Face à ces défis, les États membres de l’IGAD ont adopté le Protocole de l’IGAD sur la transhumance, destiné à faciliter une mobilité transfrontalière sûre, ordonnée, paisible et réglementée des éleveurs et de leur bétail.

Le Protocole vise notamment à améliorer l’accès aux pâturages, aux points d’eau et aux services essentiels, tout en renforçant la coopération entre les pays de la région et les mécanismes de prévention et de gestion des tensions pouvant résulter de l’accès aux ressources naturelles.

Prenant la parole au nom du Secrétaire exécutif de l’IGAD, l’Ambassadeur Moussa Ali Meigague, Directeur de la Division Santé et Développement social de l’IGAD, a souligné les principaux défis liés à la mise en œuvre du Protocole ainsi que la nécessité d’une approche coordonnée entre les États membres de l’IGAD. « Les activités liées à l’élevage sont importantes pour la sécurité alimentaire et les opportunités d’emploi. Le commerce du bétail joue un rôle majeur dans l’économie de Djibouti, et la mise en œuvre du Protocole facilitera la mobilité des personnes et du bétail dans le cadre des échanges commerciaux », a déclaré  l’Ambassadeur Moussa Ali Meigague.

La République de Djibouti a signé le Protocole de l’IGAD sur la transhumance le 30 novembre 2022. Sa ratification et sa domestication dans le cadre juridique national constituent désormais des étapes essentielles pour permettre sa pleine mise en œuvre.

Dans ce processus, l’Assemblée nationale joue un rôle important. Les parlementaires sont appelés à examiner les dispositions du Protocole, à contribuer au processus législatif et à soutenir la mise en place des conditions institutionnelles et juridiques nécessaires à son application.

De son côté, le second Vice-Président de l’Assemblée nationale, M. Omar Ahmed Waïs, a souligné le rôle du Parlement dans l’examen du Protocole et dans l’accompagnement du processus national de ratification et de mise en œuvre. « La vie pastorale à Djibouti constitue un pilier de la vie rurale et une source de sécurité alimentaire. Le Protocole offre un cadre commun pour gérer la mobilité du bétail pastoral, et nous vous assurons de notre plein engagement à faire avancer ce processus », a-t-il déclaré. Les travaux de la réunion portent notamment sur les principales dispositions du Protocole, ses bénéfices socio-économiques, ses dimensions de gouvernance et de sécurité, ainsi que les mécanismes nécessaires à sa mise en œuvre.

Les participants examinent également les différentes étapes du processus national de ratification des instruments internationaux, avec l’appui des représentants des ministères concernés, notamment ceux des Affaires étrangères et de la Justice. Des travaux en groupes permettent par ailleurs aux parlementaires et aux experts techniques d’identifier les actions prioritaires, les responsabilités institutionnelles et les échéances nécessaires à l’accélération du processus. La réunion devrait ainsi contribuer à l’élaboration d’une feuille de route législative et intersectorielle pour faire progresser la ratification et la domestication du Protocole, notamment à travers le développement d’un cadre national adapté au pastoralisme et l’alignement des politiques et instruments juridiques nationaux.

À travers cette initiative, Djibouti entend renforcer la coopération régionale et contribuer à la mise en place d’un environnement plus favorable à une mobilité pastorale sûre, ordonnée et durable, au bénéfice des communautés pastorales et des populations d’accueil.

 

AAF

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